Said BOUAMAMA

Un site personnelle qui reflète les idées de liberté et humanisme

07 novembre 2009

Présentation ARMID

Présentation ARMID

 

1.     Contexte de création de l’association

L’association Association Rencontre Méditerranéenne pour l’Immigration et le Développement (ARMID) a vu le jour le 19 mars 2009 en réaction au débat politique de lutte contre la migration et suite à la Conférence Ministérielle euro-africaine sur la Migration et le Développement de juillet 2006 à Rabat. Entant que militant associatif et étudiant-chercheur nous avons l’ambition de nous opposer aux politiques de fermeture des frontières et d’externalisation du contrôle des flux migratoires et ainsi, aborder le thème de la migration sous un angle de respect des droits fondamentaux des peuples des deux rives de la méditerranée.

2.     La mission

Lutter pour la connaissance et le respect des droits humains et combattre toute forme de discrimination à l’égard des populations marginalisées de la société migrante

3.     Objectifs de l’association

1- Créer un espace pour le dialogue et la recherche dans la région méditerranéenne afin d’appréhender le phénomène migratoire et de l’aborder avec des interventions adéquates

2- Aborder la problématique migratoire à travers une approche participative et durable en œuvrant pour l'intégration des migrants dans un environnement socio-économique, culturel et éducatif sain

3- Favoriser la coopération et la coordination avec les associations, les universités et les institutions publiques pour contribuer à la connaissance scientifique et à  la participation au débat public

4 - renforcer la conscience juridique et la solidarité avec les migrants et les réfugiés.

5 -Soutenir les initiatives contribuant au développement des valeurs humanitaires et citoyennes entre les peuples des deux rives de la Méditerranée

4.     Les activités

-          Création d’ateliers de discutions sur la migration illégale au sein des lycées de Tanger

-          Renforcement du réseau de solidarité envers les migrants sub-sahariens

-          Activités en faveur de l’établissement d’un contact entre la population marocaine et les migrants sub-sahariens

-         Création d’un service d’assistance médicale et juridique pour les demandeurs d’asiles et réfugie

-         Œuvrer pour la dignité humaine des migrants marginalisés en répondant aux besoins primaires et urgents

5.     Contact

Association Rencontre méditerranéenne pour

L’Immigration et le Développement-Tanger-Maroc

Adresse : Rue Hassan II, N°1 – Dar Chebab hasnouna

Tanger – Maroc

Mail personnelle : bouamama_said@yahoo.fr

Mail de l’association : contact.armid@gmail.com

Tel : 00212/663.68.80.55

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19 juillet 2007

Agir et s'informer sur le droit d'asile, juillet 2007

LIBYE : au moins 500 ressortissants érythréens

 

http://www.amnestyinternational.be/doc/article11311.html?var_mode=calcul 

 

13 juillet 2007
Les radio et télévision officielles érythréennes ont annoncé le 10 juillet que les autorités libyennes avaient décidé d’expulser tous les migrants soupçonnés d’être en situation irrégulière en Libye, en faisant tout particulièrement référence aux ressortissants érythréens. Elles n’ont pas fourni davantage de détails, cependant, tout Érythréen renvoyé risquerait fortement d’être victime de torture ou d’autres graves violations de ses droits humains. Au moins 500 ressortissants érythréens seraient détenus en Libye.

 

On pense que la plupart se trouvent dans des centres de détention à Misratah, Al Marj et Al Kufrah, respectivement situées à 200 kilomètres à l’est, 1 000 kilomètres à l’est et 1 800 kilomètres au sud-est de Tripoli, la capitale. Selon certaines informations, ils ont été forcés, ces dernières semaines, à faire enregistrer auprès de gardiens libyens des informations personnelles les concernant. Bien qu’ils n’aient pas reçu d’explications à ce sujet, des gardiens ont indiqué à certains qu’ils allaient être renvoyés de force en Érythrée.

 

La plupart de ces Érythréens ont été arrêtés dans des rafles de migrants soupçonnés d’être en situation irrégulière. Plusieurs dizaines l’ont été après avoir été interceptés en Méditerranée par des embarcations libyennes. Cinquante-trois personnes, érythréennes pour la plupart semble-t-il, auraient été secourues en mer, le 21 mai, alors que leur bateau, surchargé, commençait à prendre l’eau. Ces derniers mois, un certain nombre d’Érythréens appréhendés par les autorités libyennes auraient été arbitrairement reconduits à la frontière tchadienne.

 

Amnesty International craint qu’en cas de retour dans leur pays, ces ressortissants érythréens ne soient arrêtés dès leur arrivée, torturés pour avoir « trahi » leur pays ou fui la conscription, privés de soins médicaux et détenus indéfiniment au secret sans inculpation ni procès, ni aucune autre procédure judiciaire. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est déclaré contre le renvoi forcé en Érythrée de demandeurs d’asile, même lorsque leur requête avait été rejetée. Cette recommandation semble avoir été largement suivie par la communauté internationale.

 

Amnesty International est profondément préoccupée par certaines informations selon lesquelles des gardiens auraient torturé ou soumis à d’autres formes de mauvais traitements des détenus érythréens ces derniers mois. Ils les auraient notamment battus avec des tiges métalliques, menacés de mort et, dans plusieurs cas, auraient infligé des violences sexuelles à des détenues. Certains détenus semblent avoir été torturés ou maltraités pour s’être opposés à leur enregistrement auprès des gardiens ou pour avoir protesté contre le traitement réservé à leurs codétenus. D’après certaines sources, les conditions régnant à l’intérieur des centres de détention ne satisfont pas aux normes internationales relatives aux droits humains, notamment en matière d’hygiène, ainsi que de soins médicaux et de nourriture, qui seraient insuffisants. Parmi les détenus figureraient plusieurs femmes enceintes, qui se seraient vues contraintes à verser des pots-de-vin afin de recevoir des quantités suffisantes d’eau potable. D’autres seraient atteints de la tuberculose, et deux auraient tenté de mettre fin à leurs jours.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

 

La Libye est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), à la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et à la Convention de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, aujourd’hui l’Union africaine) régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique, qui interdisent le renvoi de toute personne dans un pays où elle risquerait de subir des actes de torture.

 

Elle n’a pas ratifié la Convention des Nations unies relative au statut des réfugiés (1951), ni le Protocole de 1967 s’y rapportant. Bien que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dispose d’un bureau à Tripoli, la Libye n’a toujours pas signé, à la connaissance d’Amnesty International, d’accord de coopération en vue d’une présence officielle du HCR sur son territoire. Cela signifie que les possibilités de formuler une demande d’asile auprès de cet organisme sont limitées. Il n’existe en outre aucune procédure, dans la législation nationale, permettant aux demandeurs d’asile de faire reconnaître leur statut de réfugié par les autorités libyennes.

 

 



 

 

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Lampedusa: plus de 400 clandestins ont été interceptés en 24 heures

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20070718155856585172194810700_brf036.xml

 

Au moins 435 clandestins ont été interceptés en 24 heures au large de l'île italienne de Lampedusa, selon les autorités. Certains des immigrants ont déclaré venir du Ghana, du Togo, d'Egypte, du Maroc, d'Erythrée ou des territoires palestiniens.

 

Dans la nuit, trois embarcations transportant en tout plus de 100 personnes ont été interceptées par les autorités au large de l'île, située à 200 km environ de la Sicile et à quelque 300 km au nord des côtes libyennes.

 

Durant la journée de mardi, huit embarcations transportant plus de 300 immigrés clandestins avaient déjà été récupérées par les gardes-côtes au large de l'île.

 

Tous les migrants ont été emmenés dans des centres fermés, notamment à Lampedusa, afin de déterminer leur identité et de leur donner éventuellement droit à une demande d'asile ou de déclencher une procédure d'expulsion.

 

Par ailleurs le commandement général des gardes-côtes a indiqué qu'environ 200 personnes ont été repérées à bord de plusieurs embarcations de fortune au large de la Sicile durant la nuit et que des opérations sont en cours pour les récupérer.

 

Selon le commandement des gardes-côtes, les 435 clandestins interceptés au cours des dernières 24 heures constituent l'arrivée la plus importante de ces dernières semaines.

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Espagne: une cinquantaine de clandestins portés disparus après un naufrage

  

http://www.romandie.com/infos/news/070719081133.hn0cnbmm.asp

 

MADRID - Une cinquantaine de clandestins ont été portés disparus à la suite du naufrage d'une embarcation d'immigrés au large des Canaries, selon les témoignages de 49 survivants recueillis jeudi par les secours.

 

Les témoignages des rescapés faisaient état de 105 personnes à bord de l'embarcation au moment du naufrage, selon une source de la société publique nationale espagnole de sauvetage en mer, Salvamento Maritimo.

 

Un porte-parole de la sous-préfecture de Tenerife a confirmé que les témoignages des survivants faisaient état effectivement "d'une centaine" de personnes à bord et a affirmé que le nombre de rescapés était de 48.

 

Le naufrage est intervenu "en raison du mauvais état de la mer", aux premières heures de jeudi à 90 milles nautiques (environ 170 kilomètres) au sud-ouest de Tenerife, selon la sous-préfecture.

 

"On ne sait pas le nombre des disparus car on n'a pas déterminé le nombre des personnes qui voyageaient à bord de ce +cayuco+ (embarcation de pêche africaine, ndlr)" a indiqué un porte-parole de la sous-préfecture, confirmant toutefois "qu'on parle de 100" personnes à bord.

 

Une source des secours précisait que le naufrage est intervenu au moment où l'embarcation était secourue par un navire de Salvamento Maritimo.

 

Une importante opération de recherche a été déclenchée, avec quatre navires de Salvamento Maritimo, un avion, un hélicoptère, ainsi que deux navires marchands qui se trouvaient déjà sur zone, selon la sous-préfecture.

 

Un navire français avec des hélicoptères se trouvant dans cette même zone pourrait également participer aux recherches, selon le porte-parole de la sous-préfecture de Tenerife, qui n'a pas fourni le nom du vaissea

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404 personnes en situation irrégulière interpellées en 2006

En 2006, plus de 400 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en Vaucluse. Ce chiffre devrait augmenter
cette année, sur ordre du ministre Brice Hortefeux  

En 2006, plus de 400 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en Vaucluse. Ce chiffre devrait augmenter cette année, sur ordre du ministre Brice Hortefeux

 

© JEROME REY

 

 

La consigne vient du plus haut de l’État. Du ministre délégué à l’Immigration et à l’Identité nationale Brice Hortefeux qui a demandé aux préfets d’intensifier la lutte contre l’immigration clandestine.

 

En Vaucluse, cette volonté politique va se traduire par la création, certainement à la rentrée, d’une cellule spécialisée au commissariat de police d’Avignon pour gagner en efficacité. Il existait en effet jusqu’à ce jour une unité dont l’une des tâches était le traitement des dossiers des "clandestins", désormais trois policiers ne se concentreront plus qu’à cette mission.

 

Ces actions viendront en complément des missions d’initiatives de la Police aux frontières (Paf) ayant compétence sur tout le département.

 

160 reconduites à la frontière
L’année dernière, 404 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en Vaucluse et 160 ont été reconduites à la frontière. Des chiffres assez proches de nos voisins gardois où 447 clandestins ont été interpellés pour 268 reconduites à la frontière.
Au palmarès des nationalités, on retrouve en premier des ressortissants marocains entrés clandestinement en France souvent sans papier, puis des Roumains et des Turcs. Ces derniers arrivent, pour la plupart, par les voies légales avec un visa touristique.

 

Anecdotique au plan du nombre, les policiers ont également interpellé des personnes revendiquant la nationalité palestinienne, irakienne ou afghane, et accéder au droit d’asile en regard de la situation conflictuelle dans leur pays. L’Eurostar assurant la liaison Avignon-Londres avait drainé également des Chinois tentant de passer par le train en Grande-Bretagne. Ces derniers avaient alors posé un problème de traduction.

 

À la préfecture de Vaucluse, on ne cache pas que ces interpellations vont s’intensifier dans les prochains mois : "C’est la volonté affichée par le Gouvernement" précise-t-on. Reste à savoir quoi faire de ces personnes en situation irrégulière. En général, elles sont conduites sur arrêté préfectoral dans un centre de rétention. "Le Canet (Marseille, ndlr) affiche souvent complet. Nous sommes alors obligés de chercher des places dans les autres centres de Sète, Lyon, Toulouse ou Nice," précise un policier.

 

Et quand tout est plein… le clandestin est laissé libre avec obligation de quitter le territoire national par ses propres moyens. Qu’il n’a bien souvent pas.

 

Jean-Luc Parpaleix

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Pour la pleine reconnaissance des réfugiés au Maroc et la garantie des droits fondamentaux de tous les migrants

 

Après des années de négociations, le Maroc a annoncé, le 20 juin dernier à l'occasion de la journée mondiale des réfugiés, sa décision de finaliser l'accord de siège avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

 

Le Comité de suivi de la Conférence euro-africaine « Migration, droits fondamentaux et liberté de circulation » se réjouit de cette décision qui met le Maroc, signataire de la Convention de Genève, en conformité avec ses engagements internationaux. Cet accord devrait permettre au HCR d'assurer pleinement son mandat dans ce pays. Il implique également que le Maroc reconnaisse aux réfugiés sur son sol le droit au séjour et tous les droits y afférant. Nous entendons exercer la plus grande vigilance sur la réalisation effective de ces deux effets bénéfiques de l'accord.

 

Nous appelons toutefois le HCR à examiner les demandes qui lui sont soumises avec la plus grande bienveillance, au regard de la latitude dont il dispose dans son appréciation et au vue de la situation politique des pays dont proviennent la majorité des demandeurs d'asile. L'accord de siège ne doit en aucun cas entraîner une plus grande sévérité dans l'appréciation des demandes.

 

Notre Comité tient également à rappeler que toute personne, quel que soit son statut, et qu'elle réside ou non dans son pays d'origine, doit se voir reconnaître l'ensemble des droits énumérés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ainsi que la Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, dont le Maroc est signataire.

 

C'est pourquoi la reconnaissance du HCR, et des réfugiés qui sont placés sous sa protection, ne saurait en aucun cas servir de prétexte à une répression accrue à l'encontre des migrants ne relevant pas de sa compétence, même en cas de situation administrative irrégulière. Les droits internationalement reconnus aux migrants doivent être garantis.

 

La reconnaissance du droit d'asile au Maroc ne doit pas non plus inciter l'Union européenne à renforcer les contrôles à ses frontières extérieures, au risque d'en interdire l'accès aux demandeurs d'asile, et à sous-traiter à ce pays les obligations internationales qui lui incombent.

 

Notre Comité rappelle que les mesures sécuritaires mises en œuvre par l'Union européenne et ses « partenaires », qui ont pour effet de renvoyer les personnes migrantes d'un pays à l'autre à coup d'accords de réadmission en cascade et de refoulements sans base légale ne constituent pas une réponse adéquate aux situations de violence et de misère qui sont à l'origine de la majorité des migrations africaines.

 

Les restrictions actuelles à la liberté de circulation des personnes, quand les capitaux circulent, eux, librement, font uniquement obstacle à la migration des plus démunis, alors même que la pauvreté et le non développement sont sciemment entretenus par les mécanismes du commerce international, de la dette déjà plusieurs fois remboursée, etc. et que les écarts de revenu par habitant entre l'Europe et l'Afrique ne cessent de s'accroître.

 

Non seulement les mesures répressives ne mettront pas fin aux flux migratoires mais, face à la recomposition permanente des déplacements des personnes, elles ne feront qu'en accroître la dangerosité – les drames humains qui se déroulent quotidiennement aux frontières en sont la criante démonstration. .

 

 

 

Aussi nous exigeons le renoncement à l'idéologie sécuritaire et répressive qui oriente aujourd'hui les politiques migratoires, notamment à « l'externalisation » de l'asile et des contrôles aux frontières, à la criminalisation des migrations, ainsi qu'à toute loi raciste, xénophobe ou discriminatoire.

 

Nous demandons la refondation des politiques migratoires sur la base du respect des droits humains, d'une réelle égalité des droits des personnes, vivant sur un même territoire et, dans l'immédiat, de la régularisation de tous les migrants sans papiers.

 

ABCDS (Association Beni Znassen pour la culture, le développement et la solidarité), ADEG (Appui au Développement de la Guinée), AFVIC (Association amis et familles des victimes de l'immigration clandestine), AFVMC Cameroun (Aide aux familles et victimes de l'immigration clandestine), AMDH Maroc (Association marocaine des droits humains), AMDH Mauritanie (association mauritanienne des droits de l'homme), APDHA (Association pour les droits de l'homme en Andalousie), ARCI -Italie, ARCOM (association des réfugiés et demandeurs d'asile congolais au Maroc), ARSF Cameroun (Association des réfugiés sans frontière), ATTAC-Maroc, ATMF (association des travailleurs maghrébins en France), Cimade, Collectif des réfugiés, CMSM (Conseil des migrants subsahariens au Maroc), FTCR, Fluechtlingsrat Hamburg (Conseil des réfugiés Hambourg), GADEM (groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants), GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés), Homme et environnement, Migreurop, OEPI-Bruxelles (Organisation des exilés politiques ivoiriens), RRIM (Rassemblement des réfugiés ivoiriens au Maroc), RSF Maroc (Réfugiés sans frontière), SDL Intecalegoriale, Shabaka (réseau des association du Nord du Maroc pour le développement et la solidarité),

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01 mai 2007

Association Amis et Familles Victimes de l'Immigration Clandestine

Subsahariens entre mendicité, fabulations et espoir

Date 27/12/2006 23:46:41 | Sujet : Société

Les immigrés subsahariens au Maroc vivent entre le marteau de la clandestinité et l'enclume de la misère. Vous les avez sûrement remarqués, les Subsahariens qui sont de plus en plus nombreux parmi nous. D'abords dans l'Oriental, ils s'aventurent davantage vers les villes côtières, notamment Rabat et Casablanca, où leur communauté ne cesse de se développer.

Dans l'attente d'une occasion pour s'envoler vers d'autres cieux où les conditions de vie sont plus avantageuses, ils sont pour la plupart des mendiants professionnels.

Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, demandent l'aumône aux centres-villes, devant les feux rouges, dans les marchés, devant les mosquées et même dans les quartiers périphériques. Les femmes, souvent très jeunes, portent des bébés sur le dos alors que les hommes, malgré leurs fortes statures, ont appris à «amadouer» les passants avec des mots tendres. «Mama, âfak» (Mère, s'il vous plaît), demandent-ils, entre autres, aux femmes dans ce petit marché informel à Tacharouk, un quartier périphérique de Casablanca. «Please money, eat», lancent-ils, devant une mosquée à côté de l'hôpital Averroès.
D'autres, comptant sur la générosité et la compassion des citoyens, se contentent de tendre la main sans prononcer un mot. Leur regard éteint et leur attitude suppliante finissent par arracher la charité de la part de certains d'entre nous. D'où viennent-ils, comment vivent-ils et quels sont les projets de ces gens, envers lesquelles les citoyens sont parfois méfiants mais pour la plupart du temps désintéressés ?
Rasta a quitté son village natal au Niger depuis six ans. Après une année passée en Libye, deux mois à Maghniyya en Algérie et trois ans à Rabat, il a fini par atterrir à Hay Hassani à Casablanca.

En compagnie de trois autres Subsahariens, il loue une modeste chambre dans un logement collectif à 750 Dhs. Comme tous ses semblables, ce solide gaillard de 36 ans a pour objectif de passer de l'autre côté de la Méditerranée. Mais, ce rêve bute toujours sur un manque de moyens perpétuel. «Je n'ai jamais tenté le coup parce que je suis toujours fauché», affirme Rasta, malgré son look de playboy (jeans taille basse, T.shirt demi ventre, veston et chaînettes au cou). Seuls quelques nouveaux arrivants, qui ont encore de l'argent, essayent de trouver des réseaux pour émigrer clandestinement.
La plupart des anciens ont depuis longtemps fait leur deuil de l'Europe.

Selon Rasta, il est quasi impossible de trouver du travail au Maroc. A l'instar des autres Subsahariens, les Marocains refusent catégoriquement de l'employer. Normal, le marché du travail n'est pas très reluisant au Maroc et tout le monde connaît par cœur ses problèmes. «Seuls quelques francophones trouvent des petits boulots de temps à autre. Les Anglophones, jamais», indique-t-il. Pour survivre, Rasta affirme s'adonner à la mendicité à longueur de journée, comme la quasi-totalité des Subsahariens qui vivent au Maroc. Selon lui, il n'a jamais songé tombé aussi bas. Dans son bled, il travaillait dans un supermarché et la vie était belle.

Hassan, un Sierra-Léonais, vit également de mendicité. Sa chambre, il l'a loué à 600 Dhs. Le propriétaire de la maison est très durs avec lui, contrairement à son comportement avec les autres locataires marocains. «Dès que j'invite un Marocain à la maison, le lendemain il me chasse, et sans préavis», indique-t-il.

Les gens dans la rue montrent également de l'agressivité envers lui. «Pas tous, mais une bonne partie. A cause de notre situation, nous sommes une cible facile. Parfois, un souffre douleur». Les femmes ne sont pas mieux loties que les hommes.

Selon le témoignage de l'une d'entre elles, elles mendient toutes pour le compte d'un «caïd» qui s'empare quotidiennement du butin contre une soi-disant protection. La plupart d'entre elles vivent en couple ou en «communauté», tombent enceintes et se trouvent mères dans un âge précoce, croyant que cette situation va les protéger contre le refoulement. Mais, elles se trompent. Au Maroc, enceinte, mère ou pas, dès qu'elles sont raflées, direction les frontières. Mais, là-bas, c'est une autre histoire. Aussi bizarre que cela puisse apparaître, aucun des Subsahariens que nous avons rencontrés n'a montré son envie de rentrer chez lui.

Ils préfèrent tous rester dans un pays étranger plutôt que de regagner le leur. Autre motif avancé, la situation que vie le pays d'origine, notamment famine, guerre civile, incompatibilité religieuse et les histoires sont légion. Selon la version de Rasta, un événement a bouleversé son existence. Il est tombé amoureux d'une Ghanéenne qui est passée dans son village et il a essayé de l'épouser.

La famille de Rasta a refusé, arguant que la future épouse est chrétienne alors que Rasta est musulman.
Un membre de la famille a essayé d'agresser la fille et, accidentellement, Rasta l'a tué et a pris la fuite! Une histoire qui ressemble plutôt à une fiction. Même son de cloche chez Hassan qui affirme avoir fui, depuis 1997, une guerre tribale dans sa région natale et à laquelle ses parents et ses quatre frères et sœurs n'ont pas pu échapper.

Il a passé six ans en Mali où il a épousé Vivianne, 22 ans. De cette union, sa fille Faclty est née. Mais, il était contraint de quitter le Mali où il travaillait dans l'agriculture, et ce pour des raisons religieuses. Sa femme est musulmane, lui chrétien. Réalités ou juste des fictions montées de toutes pièces par la plupart des Subsahariens pour attirer un peu de sympathie et légitimer une demande d'asile ; la vérité est difficile à établir.

Mais, en attendant, Noël et Aïd Al-Adha obligent, quelques pièces pour des êtres humains loin de chez eux ne font de mal à personne.

Sous l'épée de Damoclès

Les Subsahariens vivent perpétuellement sous la menace du refoulement. Selon eux, pour échapper à cette situation, il faut beaucoup de chance et surtout se tenir continuellement à carreau. Pas de bagarres ni de mauvaises fréquentations pour ne pas être assimilés aux clochards et autres mendiants et attirer l'attention. Il faut soigner son look pour se confondre avec les étudiants subsahariens au Maroc et avec les ressortissants en situation légale.

Chose qui contraste avec leur situation de mendiants et diminue leur recette quotidienne. Mais quand la mauvaise nouvelle arrive, c'est l'enfer. Ils s'accordent tous à affirmer qu'ils sont victimes de mauvais traitement auprès des éléments de la police lors de leur transport vers les frontières algériennes. Aussitôt reçus par les autorités algériennes, ils sont relâchés. En attendant la tombée de la nuit pour retourner en territoire marocain, plusieurs clandestins sont victimes d'agressions et les femmes de viol. «Tous ceux qui ont des comptes à régler avec d'autres le font, loin des autorités», indique un Subsaharien. «Le clan des Nigériens est le plus agressif.

C'est pour cela qu'ils sont craints par la plupart des clandestins subsahariens», ajoute-t-il.

Environ 2.000 à Casa

Selon l'Association des familles des victimes de l'immigration clandestine (AFVIC), il est difficile d'établir le nombre exact des Subsahariens clandestins à Casablanca. D'après les estimations, ils sont environ 2.000 personnes. Après des tentatives de passer de l'autre côté de la Méditerrané, souvent vouées à l'échec, ils finissent par se résigner. Ils cherchent alors à s'établir au Maroc.

Vivant dans des conditions souvent précaires, l'Association leur vient en aide en les prenant en charge en matière d'assistance juridique et médicale. De temps à autre, elle leur prodigue des denrées alimentaires et des habits. Certains Subsahariens demandent le statut de réfugiés, prétextant les conditions difficiles de leurs pays d'origine (guerre civile, misère, injustice…). Même ceux qui ont réussi à avoir le certificat de réfugié, délivré par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Rabat (HCR) ne sont pas épargnés lors des rafles.

Mohamed AKISRA
Source: Le matin

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Émigration clandestine. Le grand déballage

Deux migrants sub-sahariens,
non loin de Sebta,
en septembre 2005 (AFP)

Au moment où de nouvelles victimes s'entassent au large, Rabat invite Africains et Européens à faire le point sur l'émigration clandestine. Un authentique casse-tête.


De 50 à 70 Subsahariens ont tenté, lundi 3 juillet, un nouvel assaut (le premier depuis le drame de l'automne 2005) sur la triple frontière ceinturant Melilia. Bilan : 3 morts. Le même jour, deux embarcations ont échoué au large de Laâyoune. Bilan, plus lourd : 26 morts. C'est dans ce climat morbide que s'ouvre, lundi 10 juillet à Rabat, une méga conférence ministérielle, euro-africaine, avec 57 pays autour de la

table. Objectif affiché à Bruxelles, par le premier ministre, Driss Jettou : faire du Maroc une tête de pont africaine en matière de lutte contre l'émigration. Une conférence parallèle, sur le même sujet, s'est tenue les vendredi et samedi derniers à Harhoura, réunissant 150 ONG altermondialistes. Il en ressort que la politique sécuritaire menée de concert avec l'Union européenne, nous mène droit dans le mur. Raisons invoquées : des frontières militarisées (autour de Melilia par exemple), des émigrés traités comme des sous-hommes et pris pour des criminels. “En bref, explique l'expert ès émigration, Mehdi Lahlou, nous acceptons de faire le sale boulot, en amont, à la place de l'Europe et cela nous coûte humainement très cher”. Face à cette logique du “tout ou rien”, les officiels marocains préfèrent la stratégie du step by step (pas à pas). “Au lieu de la confrontation, nous voulons amener les Européens à faire des concessions à terme”, déclare, confiant, Youssef El Amrani qui pilote la grand-messe de Rabat. Traduisez, le Maroc montre patte blanche en espérant un retour sur investissement. À voir.

Jusqu'où ira le Maroc ?

L'ombre de Melilia plane sur la conférence de Rabat. Depuis, le Maroc a mis les bouchées doubles. Les chiffres sont éloquents : “Le nombre de candidats à l'émigration clandestine a enregistré une baisse de 48% pour les nationaux et 65% pour ceux originaires de pays tiers par rapport à la même période en 2005”, lit-on dans un document officiel du ministère de l'Intérieur. Cette réduction drastique des partants a été possible, selon Khalid Zerouali, directeur de l'Immigration et du Contrôle des frontières, “grâce au ciblage des réseaux mafieux de passeurs et autres rabatteurs (décidé par les ministres de l'Intérieur de la région à Nice), aux 4500 agents des forces auxiliaires postés à tous les points de passage mais aussi grâce aux associations qui font un travail de dissuasion sur le terrain”.

Que cachent ces chiffres impressionnants ? Qu’il y a des malheureux comme Moussa le Malien, victime des tirs de garde-frontières et obligé de se faire amputer la jambe (aux frais de l'Etat marocain, soit dit en passant). Que “certains Africains, quoique détenteurs d'une carte de réfugié politique, n'en ont pas le statut sur le sol marocain”, déplore Lucile Daumas d’Attac Maroc. “C'est une astuce de passeurs, note Khalid Zerouali. Ils leur disent d'aller au HCR pour qu'on ne les embête plus. Mais que va faire un demandeur d'asile politique aux frontières des présides espagnols ?”, note-t-il avec circonspection. Tout le drame est là. Le Maroc devient une grande salle d'attente, pour un meilleur départ. Dans l'intervalle, a-t-on le droit de laisser ces Subsahariens à la merci de mafias locales, sans papiers ? Motus et bouche cousue. Le Maroc officiel a un seul argument : “Montrer aux Européens que ces gens émigrent pour des raisons économiques, non politiques, pour qu'ils prennent conscience que la responsabilité est partagée”.

Entre-temps, le Maroc évite l'irréparable. Pas de camps de détention. Même si au lendemain de la crise de Melilia, des ONG ont pointé du doigt des centres suspects à Tanger et Guelmim, les autorités sont catégoriques : “Cela ne fait pas partie de nos méthodes”. En refusant d'ouvrir cette brèche, le Maroc se permet de négocier une clause très gênante : la réadmission des Subsahariens, passés par son territoire et refoulés par l'UE. “Nous en sommes au 8ème round mais nous ne voyons pas pourquoi nous, plus qu'un autre pays par lequel l'émigré aurait également transité, accepterions ce fardeau”, explique Khalid Zerouali. Sauf que, selon Mehdi Lahlou, le fait même d'accepter de négocier ce volet prouve que le Maroc se met trop sur la défensive. “Or, de quoi parlons-nous ? Sur les 500 000 migrants qui arrivent en Europe par an, à peine 5% traversent le détroit. En plus, dans son dernier rapport sur l'immigration, l'ONU a prouvé que c'est l'Afrique qui finance l'Europe, non l'inverse. Alors, il n'y a pas de quoi se faire petit”. Irréfutable sur le principe mais le Maroc officiel a la tête ailleurs. A la place des 40 millions d'euros, promis depuis trois ans, en nature (véhicules, radars), le Maroc vient de décrocher, en reconnaissance de ses bons et loyaux services, 70 millions d'euros en ligne budgétaire. Pas de quoi pavoiser, lorsqu'on sait que l'Espagne en a obtenu 850 et que pour la seule année 2005, la lutte contre l'émigration a coûté au Maroc la bagatelle de 92 millions d'euros.

Que propose l'Europe et que peut l'Afrique ?
Dans le document confidentiel devant donner lieu à un plan d'action (incha Allah) à la fin de la conférence, la seule concession concrète faite par les Européens, est la réduction des coûts de transferts de devises des travailleurs émigrés. Atteignant les 150 à 160 milliards d'euros annuellement, cette manne est même perçue par certains membres nordiques de l'UE comme une solution de rechange à l'aide au développement qu'ils doivent débourser, à hauteur de 0,7% selon l'OCDE (Organisation de coopération et développement économique). Que nenni, ils limitent leur apport au taux insignifiant de 0,2%. L'ONU, pour sa part, estime que l'Europe devrait accueillir d'ici 2025, pas moins de 15 millions d'immigrés pour faire face à la diminution drastique de sa population active. Qu'à cela ne tienne, les pays européens s'attellent, à l'instar de la France, à mettre en place des mécanismes d'attrait de migrants “choisis et non subis”. Quant aux fonds alloués, dès 2007, les 70 millions d'euros officiellement prévus iront au rapatriement des indésirables. On est loin du plan Marshall rêvé par l'ex-ministre de l'Intérieur, El Mostapha Sahel, au lendemain de la crise de Melilia.

En face, les Africains sont réduits, à l'instar de la Libye, à gérer des camps de réfugiés délocalisés. Désireux de blanchir son image, Kadhafi a accepté que l'Italie finance 35 à 45 centres (inhumains) de tri. D'ailleurs, 2200 Marocains y seraient en détention. Les Mauritaniens ont également accepté l'ouverture d'un camp à côté de Nouadhibou. Le Sénégal, dorénavant point de départ des clandestins (même si les îles Canaries sont à 1400 km), est sommé par Madrid de signer un accord de réadmission des Subsahariens ayant transité par son territoire. Bref, l'Europe resserre l'étau autour des Africains. Les frontières sont de jour en jour repoussées vers le Sud. Et de quoi parle l'Europe pour éviter l'implosion sociale dans les pays d'origine ? De projets de développement saupoudrés sur “les routes migratoires” et de partenariats universitaires pour favoriser davantage la fuite des cerveaux. C'est l'impasse, quoi

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Association des Amis et familles Victimes de l'Immigration Clandestine

Le Maroc a démantelé 60% des réseaux d`immigration clandestine

Posté par SaaD le 17/7/2005 1:24:28

 

Rabat, Maroc, 16/07 - Le ministre marocain de l`Intérieur Al Mostafa Sahel a indiqué que 60% des réseaux d`émigration clandestine ont été démantelés dans le pays entre 2003 et 2004 et que 26.000 tentatives pour joindre illégalement le sud de l`Europe ont été mises en échec.

"Au premier trimestre 2005, le nombre d`irréguliers qui ont réussi la traversée vers l`Espagne a connu une diminution de 20%, sachant que dans le cas particulier des îles Canaries, la baisse a été de 41%", a affirmé M. Sahel, dans un entretien publié vendredi par l`hebdomadaire marocain des milieux des Affaires "La Vie éco".

Quant au nombre d`arrestations des candidats à l`émigration clandestine, le ministre a fait savoir qu`il a augmenté de 13% et de 27%, respectivement pour les Marocains et les étrangers.

"Tous ces efforts sont d`ailleurs reconnus sur le plan international, puisque à titre d`exemple, le rapport 2005 du Département d`Etat (américain) sur le trafic des êtres humains a placé le Maroc comme seul pays arabe et de la région, dans le niveau 1 parmi les pays qui luttent avec le plus d`efficacité contre ce fléau", a-t-il dit.

Cependant, le ministre a précisé que "l`ampleur du défi est énorme. Le Maroc ne peut, à lui seul, endiguer l`émigration clandestine. Des moyens financiers et humains importants sont mobilisés au détriment d`autres priorités. Nous adhérons à la notion de la responsabilité partagée et appelons par la même occasion nos par,tenaires, notamment européens, à s`impliquer davantage dans cette logique".

L`essentiel des résultats probants enregistrés jusque-là "est le fruit des efforts du Maroc, dans la mesure où le projet des contrôles frontaliers (40 millions d`euros) qui s`inscrit dans le cadre de la coopération technique avec l`Union européenne, est en phase préliminaire de réalisation", a-t-il relevé.

M. Sahel a, en outre, qualifié de "cliché" le fait de dire que l`Espagne "canalise l`essentiel du flux migratoire qui transite ou arrive du Maroc".

"La migration clandestine en provenance du Maroc représente moins de 7% de l`ensemble des flux irréguliers qui arrivent en Espagne. Donc, dans l`absolu, c`est un épiphénomène qui est malheureusement amplifié et utilisé par certains lobbies", a-t-il assuré.

L`Espagne demeure "un partenaire essentiel dans le cadre de cette responsabilité partagée pour lutter contre la migration clandestine", a-t-il encore dit.

En 2004, au moins 290 candidats à l`émigration clandestine ont trouvé la mort, noyés dans les eaux qui séparent le Maroc de l`Espagne. Quelque 150 d`entre eux ont péri peu de temps après avoir quitté les côtes marocaines, sous l`emprise de la panique générale et aussi par manque de moyens de sauvetage.

Les autorités espagnoles ont intercepté, l`année dernière, au moins 21.000 candidats à l`émigration clandestine via les côtes péninsulaires et des îles Canaries.

Quelque 50.000 personnes ont été reconduites aux frontières du préside marocain occupé de Mellilia et autant à celles de Sebta, enclave dans le nord du royaume chérifien, sous occupation espagnole.

Le nombre de reconductions aux frontières, qui concerne essentiellement les Marocains qui ont tenté de s`introduire illégalement en Espagne, a baissé, passant de 13.684 en 2003 à 12.449 l`année dernière. L`Espagne a conduit aux frontières au moins 102.000 personnes.

Posté par saidbouamama à 01:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Coordination Maroc de la Marche Mondiale des Femmes solidaire des femmes africaines, doubles victimes des campagnes de répres

Depuis le 23 décembre 2006 jusqu'à  ce jour, environ 500 migrantes et migrants subsahariens résident au Maroc ont été, par vagues successives, arrêtés, puis déportés, dans un climat de violence extrême, à la frontière algérienne (officiellement fermée entre le Maroc et l'Algérie).

Aujourd'hui, nous restons sans nouvelles de plus d'une centaine  de refoulés,  mais  300 à  400 de ces déportés, sont parvenus au prix de mille difficultés et parfois après plusieurs jours d'errance, à  regagner la ville frontalière d'Oujda, où ils vivent dans des conditions précaires, dormant dans la rue par des températures nocturnes voisines de zéro et dépendant des distributions de repas organisées par quelques associations. .

Parmi eux, plusieurs femmes, certaines enceintes, d'autres accompagnées de leurs enfants, ont vécu comme les autres les vexations gratuites, les tirs des sommation pour les obliger à  aller d'un côté ou de l'autre de la frontière, les chutes dans la nuit, mais elles ont eu également à  subir des violences sexistes, allant jusqu'au viol pour au moins cinq d'entre elles. Et l'on recense déjà  deux cas de fausses couches consécutives aux mauvais traitements subis.

La coordination Maroc de la Marche Mondiale des Femmes  s'indigne de la double répression et discrimination dont sont victimes ces femmes,  en tant que migrantes et en tant que femmes et tient à exprimer son entière solidarité avec les exilé(e)s africains victimes des politiques anti-migratoires et de mesures d'expulsion opérées en dehors de toute procédure légale et de toute considération pour les droits de la personne humaine.

La Coordination Maroc tient pour responsable le gouvernement marocain ainsi que l'Union européenne qui fait de la sous-traitance de la répression anti-migrants une condition de sa coopération avec le Maroc, de toutes les conséquences   de cette campagne  d'expulsions sur l'intégrité physique et morale des personnes arrêtées et exprime sa volonté d'être aux côtés des femmes migrantes dans leur combat pour la reconnaissance de l'ensemble de leurs droits de femmes et d'exilées.

                                                           Rabat, le 11 janvier 2007

Posté par saidbouamama à 01:57 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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